Jul 14 2011

Parlons papiers et argent

Brittid

Il nous manquait toujours des papiers d’identité, à nous tous, et moi, le carnet d’immigrant.

J’avais fait une demande pour recevoir un extrait de casier judiciaire. J’avais fait la demande par internet, mais ils envoyaient cela par la poste. J’avais donc mis un scotch avec mon nom sur une boîte qui n’était pas vraiment utilisée.

Nous devions quitter l’appartement le 28 juin.

L’extrait de casier judiciaire est arrivé le 27 juin.

Donc Britt et Danni en route pour leur carte. Moi, j’avais rendez-vous le 10 juillet à 9 h, donc je ne suis pas venu.

Bizarrement, la dame qui s’occupait de cela a demandé à Britt mon extrait de casier judiciaire, ou “papier de la police”… En quoi lui a-t-elle été utile ? Je ne sais pas.

Britt non plus, car elle ne l’a même pas regardé. Un peu comme si c’était seulement pour voir si on l’avait.

Il fallait que Britt prouve que nous étions mariés, et de préférence depuis un certain temps.

Si on est nouvel immigrant en famille, on perçoit plus de droits et d’argent que si on est célibataire. Ils veulent donc s’assurer que 1) nous sommes bien mariés et 2) ce n’est pas quelque chose qui vient de se passer juste avant de venir.

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Jul 14 2011

Danni et le kibboutz

NewImage

Le 5 juillet, la nouvelle tombe :

Danni est accepté au kibboutz Yaggur.

Et quelques minutes après le message de Ketty, en effet, quelqu’un appelle Danni sur son portable pour mettre les détails au point. Il lui fallait aller au kibboutz le 6 juillet et arriver avant midi.

Heureusement, le kibboutz Yaggur n’est pas loin de Haifa et des bus y vont régulièrement.

Pendant tout le temps de la préparation de cette Aliyah, Danni a hésité. Il n’était pas sûr. Peut-être serait-il mieux en ville, disait-il de temps à autre. Il pourrait travailler comme peintre en bâtiment et gagner plus vite sa vie. Surtout que vu de la façon dont ils peignent ici… Y’a du boulot pour les peintres soigneux !

Ceci ne nous tentait pas trop. Seul en ville, il y a beaucoup de choses auxquelles penser, beaucoup de choses à faire et Danni oublie vite ce genre de petites tracasseries administratives qui risquent fort de lui retomber dessus.

Du fait où j’ai été en kibboutz moi-même (Alonim en 1982-1983), je pouvais en parler. Oui, c’est vrai, il fallait des fois se lever tôt (je commençais des fois à 4h30 à l’usine) mais bon, on avait le reste de la journée après (après les cours d’hébreu de l’après-midi). Il y avait des balades en Israël: Jérusalem, le Golan, Banya, Eilat, le Negev, Massada, la mer morte et plein d’autres endroits, des copains, pas d’inquiétudes ou de tracasserie administrative : payer le loyer, l’électricité, faire les courses, la bouffe… Bref, nous pensions que le kibboutz, pour Danni, était l’idéal et nous n’aimions pas trop l’idée qu’il avait de temps à autre de parler d’aller en ville dans un appartement.

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Jul 14 2011

Coup de gueule

Minicontrasts

Dernière tracasserie administrative : Mes papiers.

J’avais rendez-vous le 10 juillet à 9h00 avec quelqu’un du ministère de l’Intérieur. Là, je devais venir avec mon extrait d’acte de naissance, le certificat de mariage (nous n’avions toujours que l’impression de la transcription qui avait été faite dans notre livret de famille, Britt avait demandé une copie internationale de notre acte original au Danemark, mais il n’était toujours pas arrivé) et mon extrait de casier judiciaire ainsi que des photos.

Avec ces documents, j’obtiendrais une carte d’identité. Si tout se passait bien et si j’obtenais ma carte, j’avais rendez-vous le jour d’après, le 11, au ministère de l’Immigration afin de prouver que j’étais bien resté hors d’Israël ces 30 dernières années pour enfin obtenir mon livret d’immigrant. J’étais donc en possession de divers contrats de travail, d’examens contenants les dates où j’y étais et preuves de mes adresses au Danemark… Mais bon, ça, c’était pour le 11.

Deux jours avant le rendez-vous, Ketty m’appelle : elle ne pourra pas venir avec moi, mais elle a contacté un volontaire, Oren, qui viendra avec moi pour s’occuper des traductions. Je devais le contacter dans l’après-midi pour mettre tout cela au point.

J’ai senti mon épine dorsale se glacer. Le problème majeur n’était pas vraiment la traduction, mais surtout le fait de connaître les lois et possibilité et savoir quoi répondre si les choses ne se passaient pas comme prévu. Il saura faire ça, lui, Oren ?

J’ai appelé Oren. À l’autre bout du fil, un Russe qui parlait un anglais très, très approximatif. J’ai dû lui expliquer la même chose deux ou trois fois avant qu’il comprenne. Après lui avoir fait comprendre de quoi il s’agissait, j’ai raccroché, j’ai regardé Britt et je lui ai dit :

– Ça, ça va très mal se passer !
– Oh non !

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